L’Homme allongé et autres nouvelles…

La mort, cette empêcheuse de tourner en rond, est le fil rouge qui sinue d’un récit à l’autre pour rappeler que nous sommes sur terre en location de courte durée et qu’il suffit parfois d’un événement anodin pour que le bail soit annulé…


Mon avis : 

Pour son troisième ouvrage, Edith Couture Saint André nous propose un petit recueil de nouvelles. J’aimerai remercier dans un premier temps l’auteure pour ce nouveau bon moment passé et  Chrissou E.Bouquin qui m’a permis de le lire.

Après deux romans sur les baby boomer, L’homme allongé met en scène, aux cours de six nouvelles, la mort dans tous ses états, et ses rapports avec l’amour. Dans ce sens, je ferai un beau clin-d’œil à la couverture que je trouve très réussie, bien qu’énigmatique au départ pour moi.

Oui. Car ses deux domaines sont étroitement liés. Ainsi, la mort engendra le plus beau cadeau. Tandis que dans une autre histoire nous verrons que la faucheuse règle des situations parfois délicates, alors que dans d’autre elle s’impose bien malgré elle.

Compliqué de vous parler de ce recueil sans vous dévoiler le cœur des histoires : cela serait un sacrilège tant la saveur de ce volume est délectable. Aussi, je m’attarderai sur le talent de l’auteure. Une lecture facile comme nous a habitué Edith Couture Saint André. Mais contrairement à ses romans, j’ai trouvé la sémantique plus construite, plus romantique.

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Il admire les huiles rutilantes de lumière, débordantes de sensualité. Les couleurs impétueuses, épaisses et gourmandes, donnent à Thor l’envie de toucher, de goûter presque. Il enlève un gant, approche un index prudent pour caresser, ici, le bleu d’une nuit tourmentée, là, le rose d’un pétale qui semble vouloir se décrocher pour flotter jusqu’au sol et, un peu plus loin, le rouge orangé d’une lune d’automne sur les blés gras et barbus d’un champ immense.


Les situations, bien réalistes, sont habillées d’un léger voile d’humour. Et pour ce nouveau genre, l’auteure nous impose cette fois-ci une dynamique beaucoup plus rapide. Ce qui lui autorise d’aller à l’essentiel, de ne pas perdre notre attention sur des détails futiles, nous permettant d’apprécier d’autant plus le rapport Mort/Amour à sa juste valeur.

Retrouvez L’homme allongé et autres nouvelles… ici !

Diplômée à l’Université de Montréal, Édith Couture Saint-André a vécu à San Francisco pendant quelques années avant de s’établir à Paris où elle vit depuis plus de vingt ans. Elle est consultante senior (consultante en conduite des changement) au sein du cabinet de conseil en management d’entreprise Altedia Dynargie (Organisme de formations professionnelles et continues) depuis 2001. Romancière, elle est l’auteure de Petits Meurtres à Montréal, 2013 (Revue puis réédité, il a été numérisé par Chrissou E.Bouquin sous le titre Mon été avec Lucifer).

L’homme allongé et autres nouvelles…, Edith Couture Saint-André, Auto-édition, 2016 (105 pages)

 

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